entretien

Trapier-Duporté

Mathilda Portoghese

LE SENTIMENT OCÉANIQUE

Portrait du duo Trapier-Duporté à l’intérieur de l’installation Éloge de la fuite - Inside the wine cube (Nuit Blanche 2016), serre de jardin, parquet, vin rouge, lampes, marmites, thé à la menthe.  Crédit photo © Alexandre Resende.

Théo et Camille sont Trapier-Duporté.  Deux jeunes artistes portés sur les zones grises de nos existences. Leur pratique est tiraillée entre la quête d’un geste premier et un désir fort d’inscription dans le présent. Trapier-Duporté évolue dans un monde de fête ultra-odorant qu’ils alimentent de leurs sculptures. C’est donc en toute logique que je les retrouve à la Halle Papin à Pantin, qui les accueille en résidence permanente.

Mathilda Portoghese : Pourriez-vous commencer par me raconter la naissance de ce duo ?
 

Théo Duporté : Notre duo est né aux Beaux-arts de Lyon, où nous avons fait nos études. Dès le départ nous nous sommes bien entendus, mais il a fallu quelques années pour que nos travaux respectifs se croisent et finissent par fusionner. Ce que nous faisions à l’époque était assez différent des formes que nous proposons actuellement, bien que les questions qui nous habitent aujourd’hui étaient déjà en gestation dans nos premières réalisations.

MP : Le sensoriel et l’olfactif occupent beaucoup de place dans votre travail et dans les formes que vous proposez ?
 

Camille Trapier : L’olfactif est entré dans notre pratique avec les odeurs de cuisine, de fête et d’alcool.
 

TD : Nous faisions beaucoup d’événements culinaires et artistiques. Nous avions notamment fait une exposition dans un lieu qui s’appelait Le Café-galerie à Lyon. Nous y avons même travaillé. Quand avec Camille, nous ouvrions les portes le matin et que nous sentions l’odeur de la veille, elle (l’odeur) nous donnait matière à penser.
 

CT : J’avais la sensation, de par cette odeur, de pouvoir ressentir les rêves des gens ivres perdus dans la nuit. Je sentais leurs plans sur la comète restés coincés dans le bar, interrompus par le retour du petit jour. Ça sentait bon et mauvais à la fois. Le genre d’odeur qui fait mal.
 

TD : Avec La Permanence, un bar à roulettes construit pendant nos études, nous avons commencé à faire des performances culinaires. Notre premier déplacement a été celui de l’aliment. Par là, nous tentions d’ouvrir notre pratique à quelque chose qui n’était pas simplement un rapport entre un œil, un cerveau et un concept, mais d’aller vers une polysensualité.
 

CT : Notre société est toujours plus visuelle, tout passe par l’œil. Écran, image. L’olfaction est le sens le plus ancien dans l’histoire de l’humanité. C’est le sens le plus animal, c’est pour cela qu’il est tant décrié. C’est le sens qui résiste aux mots, vu qu’on ne saura jamais décrire une odeur par son centre, mais qu’on ne fera jamais que tourner autour. L’odeur c’est l’interdit. Le corps, l’animal, le sexe.
Créer une odeur est une démarche très particulière parce qu’une odeur est une sculpture en mouvement, une forme qu’on ne voit pas, quelque chose d’inframince, qui s’insinue à l’intérieur de nous.

MP : J’aimerais revenir sur la problématique de la fête que vous évoquiez précédemment, êtes vous toujours concernés par ce sujet ?
 

TD : Je pense qu’il y a un malentendu sur cette question. Nous sommes souvent catalogués comme des artistes festifs et fanfarons. La fête chez la plupart des gens est synonyme de joie. Dans notre théorie ce n’est pas le cas du tout. C’est pour nous un concept complexe, qui ne représente pas les états de fête que l’on peut voir ou que l’on peut faire, de manière attendue en soirée.
 

CT : Tout d’abord, définissons ce qu’est la Fête. La Fête est un état, une manière particulière qu’a l’énergie de se mouvoir. Nous distinguons ici faire la fête et être en fête. C’est bien la deuxième attitude qui nous intéresse. 
 

TD : C’est un tremblement de terre.
 

CT : Plus que faire la fête, nous nous considérons en fête, habités par cette dernière. 
Être en fête, c’est un geste de curiosité envers le monde et ses détails, une chance donnée au réel, à l’instant, au hasard. La fête est un des rares moments dans la vie où l’on est tout à fait présent. Le reste de l’existence est une fuite perpétuelle du présent, un aller-retour entre passé et futur. Nous estimons par ailleurs qu’être en fête est une attitude fortement politique.

 

MP : Comment allez-vous développer cette idée dans vos projets à venir ?
 

TD : Comme je le disais, même si nous travaillons autour de cette thématique, nous ne sommes pas forcément dans une esthétique de fête. Nous proposons des formes assez brutes, avec des déplacements de médiums. Le vin nous sert de peinture, ce n’est plus qu’un pigment comme un autre ; une résistance sortie de son four, que l’on utilise pour ses qualités formelles et calorifères, peut devenir une barre de limbo. 
 

CT : En décembre 2017, Glassbox nous a accueilli pour une exposition personnelle intitulée Coup de barre. L’expression coup de barre est polysémique : on dit « J’ai un coup de barre » pour parler d’un coup de fatigue ; mais c’est aussi le coup de bâton du maître zen à l’élève, qui lui prodigue une tape pour lui montrer qu’il est en train de s’endormir. Ainsi nous essayons de pointer un malaise propre à notre génération.
 

TD : Dans cette exposition, il y a plusieurs mots clés : « fatigue » « horizontalité », et « after ».
 

CT : Je pense que nous appartenons à une génération fatiguée et lasse. Une génération qui en a marre. Recontextualisons notre arrivée sur terre : nous sommes les enfants de la chute du mur de Berlin, de la fin de l’histoire, de la culpabilité écologique, du monde fini.

MP : Du début de la fin ?
 

CT : Oui en effet, nous sommes nés dans la période des discours sur la fin. Cette vision est sans doute très occidentale, mais c’est la nôtre. 
 

TD : En réaction à ce que nous venons d’expliciter, j’aimerais poursuivre sur le deuxième terme clé dans notre pratique : « L’after ». Prenons l’exemple de toutes ces personnes lasses dans le métro, absorbées par l’écran bleu de leur téléphone, qui évitent soigneusement de se parler. Finalement, quand est-ce que ces personnes peuvent se rencontrer ? Dans la fête évidemment, et plus particulièrement en after, ce moment de la fête auquel nous portons le plus d’intérêt. L’after correspond à ce moment proche de la fin où convergent des gens d’horizons différents, tous dans le même état de Fête. C’est à ce moment là que les barrières s’estompent. 
 

CT : Nous affirmons que nous vivons une période inquiète. Depuis que je suis tout jeune, une des expressions que j’entends le plus parmi les jeunes c’est « t’inquiète ». Nous nous le répétons tout le temps, comme un mantra, pour nous persuader que nous ne sommes pas inquiets. Je pense qu’au contraire, cela exprime notre immense inquiétude. Inquiétude du monde, de son avenir, du nôtre, de notre place dans l’univers, la société, et ainsi de suite.
 

TD : Enfin, pour évoquer brièvement la notion de fatigue, c’est certainement celle qui nous rend artistes. Les grandes révolutions sont nées de fatigue, notre petite révolte c’est notre travail.

Trapier-Duporté, Éloge de la fuite - Inside the wine cube (détail), serre de jardin, parquet, vin rouge, lampes, marmites, thé à la menthe. Crédit photo © Alexandre Resende.

Montage exposition Coup de barre, transformation du White cube en Wine cube, (Glassbox 2017). Crédit photo © Emmanuelle Benayoun.

MP : Et « l’horizontalité » dans tout ça ?
 

CT : Nous parlons d’horizontalité parce que nous pensons qu’il y a un véritable manque de transcendance dans notre génération. Nous ne sommes pas habitués à un mouvement d’élévation, nous ne croyons pas en un Dieu supérieur ni en rien d’autre.
 

TD : Camille disait une phrase très belle qui représente exactement ce que nous pensons de cette horizontalité et de cette fatigue. Nous sommes, tel un passager dans une voiture, à la place du mort, à regarder par la fenêtre le monde défiler comme un ensemble de phénomènes horizontaux d’égales valeurs et échelles.
 

CT : Nous sommes tellement habitués à ce que tout soit au même niveau, à ce que tout ait la même valeur. C’est une caractéristique du post-modernisme. Pour préciser ma pensée que Théo cite, ces phénomènes horizontaux, je les vois s’étendre sur la surface de la planète comme un couvre-sol, comme une végétation qui nous maintient dans notre état végétatif.
 

TD : Nous ne sommes ni en train de couler ni en train de nous envoler, nous surnageons simplement. Nous sommes très influencés par la revue Tiqqun, conçue par le Comité invisible. Au final, par des personnes qui portent une vision très lourde de notre époque. Malgré tout, cela ne nous empêche pas de regarder pendant des heures des vidéos de chats sur YouTube ou les plus belles compilations des epicfails.
 

CT : Une de nos influences majeures, c’est Michel Houellebecq. Ces dernières années, la pensée de Houellebecq a été largement reprise par le milieu de l’art contemporain jusqu’à son exposition au palais de Tokyo que nous avons trouvé ratée et qui nous a beaucoup peinés. Il y a quelques années, dans une interview donnée à Catherine Millet que personne n’a lue ou que tout le monde a oubliée, Michel Houellebecq a livré une des finalités de son écriture, en explicitant que l’un de ses objectifs scénaristiques était d’amener son personnage principal à vivre le sentiment océanique. Le sentiment océanique est une invention de Romain Rolland dans une lettre qu’il écrit à Sigmund Freud. C’est le moment où l’on ne fait plus qu’un avec l’univers entier. Tous les personnages de Michel Houellebecq, qui sont de sublimes losers, finissent par abandonner, harassés par la fatigue d’exister. Au moment où les enjeux sociaux, familiaux, amoureux, etc. disparaissent, ils sont libérés. Un peu comme Meursault, à la fin de L’étranger d’Albert Camus, le héros sait qu’il va mourir, qu’il n’a plus rien à attendre, c’est à ce moment-là qu’il est enfin présent au monde. Même chose dans Le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo. C’est de ça dont nous souhaitons parler dans notre travail. 
 

TD : En fin de compte, le sentiment océanique c’est l’expérience du sublime.

MP : Précisément, pour parler de votre intérêt pour cette forme d’essentialité du monde, j’ai l’impression que dans des pièces comme Priape où vous faites écho à des gestes préhistoriques, vous juxtaposez les prémices de l’humanité et ses prétendues fins, selon votre théorie.
 

TD : C’est assez intéressant et juste ce que tu dis, de mettre le début à côté de la fin. Ça contribue à notre vision contemporaine de l’horizontalité. Avec Camille, nous nous sentons assez proches des hommes préhistoriques. Dans certaines de nos pièces, nous essayons de toucher une expérience première de l’art par des gestes ultra simples comme dans Priape.
 

CT : Depuis que l’Homme a découvert le feu, peu de choses ont changé. Il y a trois éléments qui différencient l’Homme de l’animal. Le langage, la conscience de la mort et le feu. Je ne peux affirmer que seuls les hommes possèdent un langage. Pareillement, je ne peux pas affirmer que les animaux ignorent le concept de leur propre mort. En revanche, je n’ai jamais vu un animal faire du feu. Pour moi c’est la grande bifurcation. Là où tout commence : les hommes préhistoriques dans la grotte autour du feu et les ombres projetées sur la paroi. Le début du cinéma en un sens. Le début de la fiction, du dédoublement du réel, le début de l’art. Avant même les peintures dans les grottes, les hommes préhistoriques, sans le savoir, étaient cinéastes.

MP : C’est une trace des premières tentatives d’expressions artistiques...
 

CT : D’une certaine façon, les premiers films ont été créés à ce moment-là. Notre pièce Priape, constituée d’empreintes de mains soufflées à la poudre de viagra, tente de se rapprocher d’une forme de geste initial, mais en utilisant ici un élément pharmaceutique très contemporain.

MP : Je sais que vous vous intéressez à la notion de pharmakon ? Pouvez-vous m’en dire plus ? J’imagine que c’est lié au coup de barre, à la fatigue.
 

CT : Pharmakon signifie à la fois drogue et remède. C’est un objet technologique, dont le feu fût précurseur. Si tu te jettes dans le feu, tu meurs, mais si tu n’en es pas assez près, tu ne te réchauffes pas, et potentiellement tu meurs également. C’est une question de la juste distance. Tous les objets technologiques nécessitent une notice d’usage, une posologie.
 

TD : Ce qui me semblait judicieux et intéressant par rapport à Priape c’est de parler de ce monde horizontal, où tout le monde a une mi-molle et où nous sommes obligés, pour avoir un brin de sensation et une trique d’enfer, d’utiliser une pharmacopée contemporaine. Nous pensons bander, or nous sommes agis par des médecines. 
 

CT : Pour revenir à ce que tu disais, sur ce rapprochement des premières expressions plastiques de l’homme avec notre époque, je pense qu’en essence nous n’en sommes pas si loin. Poser sa main sur la paroi d’une caverne et souffler dessus avec des pigments pour en faire l’empreinte, c’est un geste érectile, égotique. Par Priape c’est cette idée que nous avons voulu exprimer.
 

TD : Sauf que nous n’arrivons plus à bander, ou avec produit. L’ambition première reste inchangée, nous avons toujours envie de nous ériger. Sauf qu’à terme, le physiologique nous fera défaut. Il faut voir l’humanité pour ce qu’elle est : un vieux beau. Il faut simplement l’accepter. La vieillesse, ce n’est pas grave. Ce n’est pas grave que ça soit peut-être la fin de l’humanité. Il existe des joies dans la fin. Simplement, cela demande un grand travail philosophique que de s’accepter sur le déclin.
 

CT : Un jour peut-être, serons-nous capables de nous départir du concept de croissance, qui est un concept inepte. Comment croître sur quelque chose qui ne croît pas ? Révisons nos principes premiers de thermodynamique.
 

TD : Pour s’attarder sur le viagra, quand nous l’utilisons pour faire une empreinte, nous ne faisons rien de plus que ce qu’ont fait Picasso et Braque avec la chaise cannée, que ce que fait Rauschenberg en mettant des éléments du réel dans ses collages; nous faisons aussi du collage finalement. Nous prenons des éléments du réel, que nous connaissons, dont nous avons vraiment une expérience mnésique, et nous les détournons de leur place initiale. Réduire du viagra en poudre ça nous intéresse. La société utilise plein de poudres différentes et de différentes couleurs.
Une question me taraude. Pourquoi l’humanité cherche-t-elle à modifier son état de conscience ? La question est intemporelle, puisque l’on sait que nos ancêtres primates étaient déjà friands de fruits murs gorgés d’alcool. Pourquoi cette échappatoire et pour aller où surtout ?

 

CT : L’humanité est capable de déployer une énergie considérable pour rester endormie. Je pense que les êtres humains dorment 23h sur 24h et que même la nuit ils rêvent d’écrans.

MP : J’ai fait un rêve atroce, dans lequel j’avais une main coupée. Je la retrouvais plus tard sur un siège de métro, et dans ma main il y avait mon I-phone. 
 

TD : Tu as tout dit Mathilda. 
 

CT : Passe sur Samsung, je pense. 
 

TD : Android, c’est mieux. 
Rires

MP : Qu’est-ce qui vous nourrit dans votre pratique ? Vous m’aviez évoqué un film de Marguerite Duras, Les mains négatives ?
 

TD : Le sentiment océanique, la profondeur. 
 

CT : C’est l’un des plus beaux films que j’ai jamais vus.  
 

TD : Là encore, nous faisons le lien entre les premiers hommes et nous. Avec Camille, nous sommes d’accord pour dire que l’humanité est un fil continu. Il n’y a pas eu de coupures, malgré les génocides et les guerres, nous sommes les mêmes depuis le début. Il y a juste eu des virages, dont certains regrettables et funestes. Nous sommes le résultat de l’avalanche de bifurcations.
 

CT : L’homme dont parle Marguerite Duras, ou la femme évidemment, celui ou celle qui a posé sa main sur la pierre, est le premier artiste. Son œuvre est la genèse de l’art. En tant qu’artistes et en tant qu’individus qui considèrent avoir un rapport ontologique à l’art, nous cherchons à retrouver ce geste indépassable, nous cherchons à rester fidèles au premier cri. Ne pas trahir celui qui fait que nous sommes là. C’est très facile de dire que l’on fait de l’art et de commencer à y croire, alors qu’en fait on est simplement un producteur d’objets artistiques destinés à rentrer dans une économie et dans un système. Lui, le premier artiste, n’était pas un marchand. Son œuvre résidait encore dans le domaine spirituel, il croyait en l’art et c’est pour ça qu’aucun autre geste que le sien ne possède une telle transcendance. Si l’art ce n’est pas d’essayer d’être à la hauteur de cet homme, autant jouer aux jeux vidéos ou être trader.
 

TD : Évidemment nous ne nous intéressons pas qu’à la préhistoire. Nous avons été bercés par les avant-gardes : DADA, Fluxus, Joseph Beuys. Et Robert Filiou, le plus grand artiste qui ait jamais existé.


CT : Il y a un artiste qui m’habite, c’est Bas Jan Ader. C’est lui qui a vraiment parlé du désespoir. En parlant de son désespoir personnel, il parlait de l’état dépressif en général, d’une certaine forme d’humanité. La vidéo où il se jette dans le fleuve, la vidéo où il se tient à une branche d’arbre jusqu’à en tomber, et puis cette dernière performance qui est quand même d’aller se jeter dans la mer avec un bateau, alors qu’il savait qu’il allait mourir. C’est très fort. Lui il s’est donné ! 
 

TD : Et lui il était malheureux, putain.
 

CT : Dans un autre registre, le groupe PNL. Les choses que nous évoquons, eux les traitent d’une manière différente, mais admirable. Le malaise, la fatigue, le fait d’être las, l’horizontalité. 
 

TD : L’écho, la réverbération. 
 

CT : Qu’est-ce qu’un écho si ce n’est du son qui revient sur soi-même.
L’écho implique le fait d’être enfermé, au milieu de montagnes comme au milieu de bâtiments ! Les rappeurs de PNL ont capté cette chose-là de la banlieue, les sons qui se répercutent sur les immeubles et qui reviennent dans un brouhaha incessant qui provoque la sensation de forclusion. Avant d’écouter PNL, j’avais mal compris Logique du sens de Gilles Deleuze. Ça m’a permis de saisir la notion d’incorporel et d’effets de surface. PNL ne fait que des effets de surface, ils décrivent les choses, leur monde est plat.

MP : Ils sont dans le constat, comme vous. 
 

CT : Le constat est très significatif de notre génération. Nous constatons. Je ne suis plus sûr que les artistes soient les plus aptes à trouver des solutions. Mais les politiques encore moins, et les philosophes ne changent pas non plus tant le monde. Alors la question reste ouverte. 

Trapier-Duporté, Priape, 2017, Papier Velin, poudre de viagra soufflée. Crédit photo © Julia Le Noël